21/07/2014

Reflet des grandes vacances : des disparités entre les ménages malgaches

Ah ! Les vacances, le soleil, la nature, les escapades… ! Chacun a sa vision bien personnelle des vacances. Néanmoins, le niveau de vie reste déterminant pour pouvoir s'offrir ce genre de privilège. Les vacances scolaires n’apporteront pas de répit aux familles malgaches. Les parents vont être occupés, dès les prochaines semaines, à gérer avec des moyens dérisoires l’achat de fournitures scolaires, en prévision de la rentrée. Cette période de pause durant laquelle, auparavant les foyers programmaient de courtes escapades au bord de la mer ou tout simplement à la campagne, est devenue une sorte de sursis, en attendant les prochaines difficultés vécues au quotidien par les ménages malgaches.

Un décalage dans le calendrier

Pour les élèves du primaire, les vacances ont commencé. Arrivera ensuite le tour des collégiens et lycéens, du moins pour ceux qui n’auront pas à passer les examens officiels. Suivant le calendrier établi par le ministère de l’Education nationale, les élèves de la classe de septième sont dans la dernière ligne droite des révisions avant de passer les épreuves du Certificat d’Etudes primaires élémentaires (CEPE), mardi prochain. Les élèves de la classe de troisième passeront à leur tour le Brevet d’Etudes du premier Cycle (BEPC) à partir du 28 juillet. Et, enfin, ceux de terminale plancheront sur les épreuves du baccalauréat, prévues à partir du 18 août prochain pour l’enseignement général.
Et si les candidats au baccalauréat malgache doivent encore s’armer de patience avant les vraies grandes vacances, les élèves du système français, eux, ont d’ores et déjà l’esprit tourné vers la prochaine rentrée scolaire. Ainsi, tandis que les élèves des écoles malgaches profitent pleinement de leurs vacances, ceux des écoles françaises reprennent les révisions ! Des vacances qui ont commencé en début du mois de juillet, si la rentrée est prévue pour le début du mois de septembre. En effet, le calendrier scolaire du système français s'aligne sur celui de la métropole, tandis que celui du système malgache prend de plus en plus de retard ces dernières années.
Effectivement, il n’y a pas que le chamboulement du calendrier scolaire, la désorganisation du calendrier universitaire est également constatée. Suite aux grèves incessantes dans les universités publiques, les dates de début des cours diffèrent d’une faculté à l’autre. Alors que la rentrée académique concerne les nouveaux bacheliers, les autres niveaux supérieurs entament les examens, tandis que d’autres suivent les cours de rattrapage. Face à une rentrée tardive et chamboulée, les étudiants semblent privés de vacances avec des emplois du temps plus ou moins surchargés.
Pour certaines familles, il n’y a pas trop de soucis à se faire pour le programme des vacances. Mais pour celles ayant des enfants qui vont devoir passer séparément les examens officiels, une planification s’impose, du moins pour ceux qui en ont les moyens.

Moment des inégalités…

Auparavant, une famille de la classe moyenne pouvait effectivement s’offrir des vacances et des escapades hors de sa ville de résidence, ne serait-ce que pour deux ou trois jours. Mais les difficultés grandissantes vécues au quotidien par les ménages font que la proportion de ceux qui se permettent de s'offrir ce genre de privilège ne dépasse plus les 10%.
Pour les enfants, les vacances sont une période de pause, le temps des grasses matinées à paresser au lit jusqu'à 9h… Pour les familles ayant des revenus plus ou moins élevés, c’est le temps des escapades au bord de la mer, à la campagne ou, pourquoi pas, à l’étranger.
Mais pour nombreux enfants, les vacances sont aussi le temps des inégalités qui s’aggravent, entre ceux qui partent et ceux qui, faute de moyens, restent chez eux ou chez des proches ou encore des amis de la famille ; entre ceux qui disposent chez eux de livres, de films, d’ordinateurs et ceux qui n’ont rien pour tuer le temps ; entre ceux qui vont au musée, qui font du sport, etc. et ceux qui passent leur temps à trainailler…
Pour certains ménages, les vacances sont l’occasion de se faire quelques économies. Un ménage ayant plusieurs enfants à charge se trouve souvent confrontée à des difficultés financières. Les vacances sont ainsi une occasion pour eux de mettre à profit ce « petit capital humain » pour s’acquitter des menues tâches qui, d’ordinaire, requièrent les services de tiers ou encore pour contribuer à la rentré d’argent de la famille.
En effet, il n’est pas rare de voir des mineurs s’adonner à des activités commerciales durant les périodes de vacances. Les jeunes et adolescents conscients de l’enjeu de ces petites activités lucratives diront que ce sont des « travaux de vacances ». Mais dans de nombreux cas, c’est l’insuffisance financière même au sein de la famille qui poussent les parents à faire travailler leurs enfants, ne serait-ce que pour quelques sous supplémentaires.
Bref, les vacances, c’est aussi le temps où diffèrent les comportements et les modes de vie.

Source : Newsmada

 

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15/07/2014

Projection film Sans relâche

Bonjour à tous!

 

Ne ratez pas notre rendez vous pour la projection du film "Sans relâche"

au Cinéma le Brady - 39 Boulevard de Strasbourg - 75001 Paris à 18h45.

Le documentaire retrace le quotidien de trois familles malgaches qui luttent pour offrir un

meilleur avenir à leurs enfants.

 

Invitation sans relâche.JPG

 

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Sommet de l’éducation – Madagascar aux premières loges à Bruxelles

Des fonds s’élevant à 28,5 milliards de dollars ont été rassemblés lors d’une conférence de partenaires à Bruxelles. Des efforts et des engagements déployés par Madagascar y ont été reconnus.


Un financement  supplémentaire  s’élevant à 28,5 milliards de dollars, vient à la rescousse de plusieurs millions d’enfants en détresse dans plus de soixante pays du monde. Une conférence  sans précédent du Global Partnership For Education (GPE) qui s’est tenue à Bruxelles en Belgique le 26 juin, a permis de rassembler cette somme record  qui scelle le partenariat entre  les donateurs d’une part et les pays bénéficiaires d’autre part. Lors de cette conférence, Madagascar s’est démarqué aux côtés de vingt-six autres qui ont renforcé leurs  engagements et leurs  actions dans l’Éducation, en augmentant  les budgets propres qui y sont alloués.
« Le Gouvernement de Madagascar s’engage à renverser la  tendance de forte dégradation des principaux indicateurs de scolarisation  qu’a connu le pays durant la profonde crise politique et socio-économique de 2009, laquelle a mis à mal de façon considérable les Finances publiques et les revenus des ménages », a signifié le ministre de l’Éducation nationale, Paul Andrianiaina Rabary, lors de sa déclaration pendant ce sommet de Bruxelles.
Madagascar sollicité
Dans la foulée, il a mis en avant que son département entend redresser le système éducatif, et renouer avec les objectifs de l’Éducation Pour Tous (EPT) et la scolarisation universelle à court et à moyen terme. S’inscrivant dans ces défis, la campagne nationale d’insertion et de réinsertion scolaire qui bat actuellement son plein, a été entre autres, relevée lors de la conférence.
Cette déclaration met en avant que 20,5% des dépenses  publiques intérieures de l’État malgache, seront allouées aux sous-secteurs préscolaire, primaire et secondaire général.
Pour les années à venir, Paul Rabary a annoncé qu’au moins 45%  du budget du ministère de l’Éducation nationale (MEN) seront consacrés dans le Primaire. Trié sur le volet parmi les pays partenaires en développement du GPE, Madagascar a été convié à partager ses expériences dans la petite enfance.
« Les efforts déployés dans ce sous-secteur ont fait ses preuves. En l’espace de trois ans, le nombre de centres préscolaires a presque quadruplé. Ils sont passés de 847 à 2789, de 2010 à 2013, grâce à des efforts de communication et de plaidoyer. Notre intervention a été de ce fait, sollicitée lors de  ce sommet », indique le premier responsable de l’Éducation nationale.
Il met par ailleurs en avant que, des études scientifiques ont démontré que les enfants ayant  reçu un encadrement pendant les cinq premières années de leur vie, ont de meilleures performances à l’école.
Avant-hier, lors d’une rencontre avec les députés à Tsimba­zaza, Paul Rabary a indiqué que l’issue des cette conférence du GPE est prometteuse.

Source: Express de Madagascar

 

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10/06/2014

Gouvernance d'une association malgache

Organisation du conseil d’administration depuis 4 ans :

Grandir à Antsirabe a été créée en 2007 par une initiative d’association Française : Grandir Ailleurs

Durant les premières années : 2007 à 2011, un Conseil d’Administration (CA) a été mis en place composé de personnalités de la société civile malgache.  Il n’y avait pas de volonté de la part de cette dernière de prendre les décisions et les orientations de l’association. Un travail d’accompagnement a été mis en place depuis maintenant 3 ans et le CA composé d’une équipe malgache s’accordait toujours avec les équipes expatriées. Validant la décision d’avoir  une gouvernance locale plus forte et autonome, la présence des équipes de Grandir Ailleurs dans le processus de décisions a été minimisée.

C’est en 2011, que l’association française a souhaité accélérer ce processus d’autonomie. Les associations françaises et malgaches ont travaillé à l’élaboration d’une stratégie menant à une gouvernance pleine et entière de l’association Grandir à Antsirabe.

Un nouvel organigramme du CA et d’un Comité de Pilotage (CP) a été mis en place. Le CA est  composé d’un Président, un Trésorier, une Secrétaire et 2 conseillers.

Le CP est constitué de 10 membres dont  6 « personnalités de la société civile » et 4 habitants du quartier Ivory, où l’association intervient depuis 5 ans.

Depuis le 1er juin 2014 les équipes expatriées se sont retirés totalement  de l’organigramme décisionnel et les collaborateurs malgaches sont entièrement autonomes (pour ce qui est des choix et des décisions à prendre au sein du CA et du CP).

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Tsitoha Ratolojanahary, nouveau Directeur des opérations à Madagascar

 

Les choix stratégiques sont axés sur la méthodologie décisionnelle et l’environnement opérationnel englobant :

-          La présentation du diagnostic (identification des besoins)

-          La présentation des objectifs

-          La présentation des moyens

-          L’étude de la situation financière et étude du prévisionnel

-          La décision

Orientation stratégique :

L’association Grandir Ailleurscontinuera à envoyer des expatriés français sur 3 types de mission :

-          Appui  technique auprès des équipes

-          Chargé de développement sur des projets spécifiques

-          Audit externe afin de contrôler

Aujourd’hui c’est une nouvelle étape importante qui vient de se mettre en place.

 

Article rédigé par Henintsoa

 

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