26/05/2015

Ensemble, aidons Marie

Un quotidien par comme les autres...

Marie, Grandir AilleursEn juin 2008, suite à une enquête effectuée auprès de la famille d’un des jeunes accueilli en internat par l’association, Suzana (ancienne éducatrice de Grandir Ailleurs) fait connaissance de Marie… La dure réalité face à laquelle Marie doit se battre chaque jour illustre en bien des points ce fameux adage selon lequel : « Tu ne sais jamais à quel point tu es fort, jusqu’au jour  où être fort resta ta seule option.»

Pour la jeune Marie, chaque jour est devenu  un véritable parcours du combattant… Née d’une mère prostituée et alcoolique, Marie a grandi bercée par la colère maternelle. Dès son plus jeune âge, elle a perdu son père décédé de la tuberculose.

 

"J'étais harcelée sexuellement par mon beau-père qui a fini par me violer à l’âge de 9 ans"

A l’âge de neuf ans, Marie souffre de la tuberculose osseuse et commence à avoir du mal à marcher. En plus des coups et de la maltraitance physique, Marie nous raconte qu'elle était "harcelée sexuellement par son beau-père qui a fini par la violer à l’âge de neuf ans". Les mauvaises fréquentations de sa mère ont plongé Marie dans un quotidien néfaste pour une adolescente en quête d’épanouissement. Aujourd’hui, Marie âgée de 16 ans ne pourra plus jamais marcher, ses membres inférieurs sont paralysés. Quant à son beau-père, il vivra 5 ans enfermé derrière les barreaux de la prison.

Marie ne pouvant plus marcher, passait ses journées au lit, sans personne pour la soutenir physiquement ou l’épauler moralement. Cette négligence familiale n’a fait que générer un vide émotionnel chez la petite. Ce manque de soin n’a fait qu’aggraver son cas, provoquant ainsi une escarre au niveau du dos. Après une hospitalisation suite à une chute dans la baignoire endommageant sa colonne vertébrale, Marie a dû être plâtrée à deux fois reprises. Quelques mois plus tard, elle est à nouveau hospitalisée  suite à une infection cutanée. 

Le but de l’association de solidarité Grandir Ailleurs est d’ouvrir les portes à un avenir meilleur aux jeunes enfants en situation de rue. Le but étant de retrouver leur équilibre et d’accéder à une scolarité adaptée à leur besoin.

En juin 2008, Grandir Ailleurs accueille la jeune Marie, en internat, au sein de son foyer. Afin de contraindre indirectement la mère de la jeune Marie à prendre soin de sa fille et ainsi à assumer son rôle de mère, notre association prend l’initiative de lui proposer une aide. 

Depuis 2009, Marie ne peut plus bouger ses membres inférieurs. Le chirurgien s'oppose catégoriquement à une intervention chirurgicale qui n'aurait aucun effet. Le docteur Bôna affirme qu'il est nécessaire de pratiquer une rééducation continue ayant pour but de prévenir la paralysie totale du corps.

 

« …J’ai besoin de gens qui pourront prendre soin de moi comme je suis et m’aider à évoluer aussi bien dans mes études que personnellement… J’ai hâte de pouvoir vivre dans un centre au sein duquel je serai épanouie  »

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A présent, Marie a 16 ans. Elle est en classe de 10ème au CRMM (Centre de Rééducation Motrice de Madagascar). Elle est ce genre de jeune fille assez timide et très souriante. Une fille qui traîne un passé tourmenté mais souhaite de tout cœur s’ouvrir au monde et profiter de la vie comme tout jeune de son âge. Selon Marie, depuis son enfance, son quotidien n’était qu’une routine infernale. Elle voudrait s’envoler vers d’autres horizons et découvrir une tout autre facette de la réalité.

 

EN BREF

Marie a besoin d’une prise en charge spécialisée tout simplement parce que comme tout enfant, la jeune Marie mérite de connaître le bonheur, l’attention et l’écoute. Marie a besoin de notre soutien. Grandir Ailleurs ne dispose pas des moyens humains suffisants pour la prendre à charge : les locaux ne sont pas adaptées et le personnel n'a pas la formation requise pour la prise en charge d'un enfant atteint par cet handicap. La ville d'Antsirabe est dépourvue de centre de formation professionnelle pour enfants handicapés. Enfin, Marie a besoin de s'éloigner de sa mère qui a un comportement inadapté. C'est pour toutes ces raisons que nous voulons lui faire intégrer un centre spécialisé. Nous lançons l’appel au parrainage pour Marie… Engageons-nous efficacement en réalisant son rêve. Recevez des nouvelles régulières de la jeune Marie en devenant son parrain ou  sa marraine !

 

Coût de la prise en charge: 250€/mois

 

Pour aider Marie, faîtes un don sur notre site Grandir Ailleurs

04/05/2015

Solid'aires à Madagascar!

478 élèves malgaches et 13 étudiants français comptent sur votre aide pour rénover une école ! Participez à l'aventure en les soutenant...

Solid'aires à Madagascar est un groupe de 13 étudiants en école d'ingénieur qui ont décidé d'apporter leur soutien à 478 élèves de la ville d'Antsirabe, à Madagascar en rénovant leur école. 

Ce sont des étudiants à Supaero (Toulouse) et pour la plupart en première année. Durant la prépa, les projets étaient peu nombreux et ils ont tous eu à cœur de faire quelque chose d'utile une fois en première année d'école d'ingénieur. Certains ont choisi d'aider les sans abris, d'autres ont fait des visites dans les hôpitaux pour rencontrer les jeunes atteints de Cancer. Mais eux tenaient à monter un projet par eux même et vivre une aventure ensemble. Ils voulaient se retrouver dans ce qui leur plaisaient à tous : aider les autres, partager. Après quelques semaines de réflexion, ils ont ciblé Madagascar, l'Île Rouge, qui est souvent oubliée des média et où la scolarisation reste faible. Avec notre association Grandir Ailleurs, ils sont convaincus que l'éducation est vecteur d'évolution sociale. L'idée d'un chantier de rénovation d'une école était né !

Vous voulez participer à ce projet? N'attendez plus et connectez-vous sur Kisskiss Bankbank!

chantier, Antsirabe, Grandir Ailleurs

 

 

20/03/2015

Que diriez-vous de faire plus ample connaissance avec la souriante Nana ?

Grandir Ailleurs, Antsirabe, Madagascar

IONIHARIMANANA Avotriniaina Nana Moïsa, aujourd’hui âgée de 19 ans a rejoint en 2009 la belle famille Grandir à Antsirabe. Une jeune demoiselle qui respire la joie de vivre et qui la partage autour d’elle….

« Je suis Nana, j’ai 19 ans et je suis en classe de troisième au CEG Soamalaza. Mes frères et sœurs de Grandir à disent que j’ai un grand sens de l’humour, et c’est vrai parce que je ne peux pas m’empêcher de plaisanter de temps en temps^^

Je tiens à remercier tous nos Zoky de Grandir à de prendre soin de nous et nous initier à la vraie vie !! Et tout particulièrement Zoky Prisca et Monsieur Maihavy ^^ d’être principalement à mon écoute. Merci pour tout ^^

Grandir Ailleurs, Antsirabe, Madagascar

J’adore jouer au foot… Surtout quand je marque un but ^^ ce moment précis où je me sens vraiment à la hauteur ! J’aime jouer à des jeux auxquels ce sont les garçons qui y jouent le plus d’habitude. Peut-être pour prouver que je suis capable même en étant une fille ^^

Grandir Ailleurs, Antsirabe, Madagascar

Mon rêve c’est de devenir une chef cuisinière ^^ j’ai une passion pour l’art culinaire et la gastronomie. »

 

Propos recueillis par

FaniryNyAina RANDRIAN

Community Manager de Grandir Aventure

 

http://www.grandiraventure.com/

17/03/2015

Taombaovao malagasy : Au hasard du calendrier !

Chaque année, on assiste à au moins trois fêtes du « Taombaovao malagasy » (Nouvel An malgache). 
Et pour cause, les gardiens de la tradition n’arrivent pas à se mettre d’accord sur la date de sa célébration. 
Une chose est sûre, il ne tombe pas un 14 juillet comme ce fut un temps imposé par l’administration française… 

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Relégué aux oubliettes pendant toute la Colonisation et une bonne partie de l’Indépendance, le Nouvel An malgache se fête à nouveau et au grand jour depuis 2007. Calculé sur l’ancien calendrier lunaire, le Taombaovao tourne généralement autour du 21 mars, et c’est l’occasion de grandes fêtes et de manifestations. Le seul hic est que les gardiens de la tradition ne sont pas unanimes sur cette date et selon les courants auxquels ils appartiennent organisent les célébrations comme bon leur semble. Conséquence, nous avons jusqu’à trois Nouvel An dans l’année ! Pourquoi cette surabondance de Taombaovao ? Il faut savoir qu’avant la Colonisation, chacune des ethnies malgaches avait son propre calendrier.

Ce n’est que sous le règne de Radama II (1861-1863) que les Malgaches ont commencé à avoir le même calendrier de référence, l’alimanaka, ce qui ne les empêche pas d’avoir des Nouvel An différents… « En fait, la date changeait en fonction du monarque, surtout depuis les trois Ranavalona qui ont fait coïncider le jour de l’an avec leur anniversaire. Du temps de Ranavalona III (1883-1897), on célébrait donc le Taombaovao malagasy le 22 novembre. Ses descendants et fidèles perpétuent jusqu’à aujourd’hui cette tradition », explique Henri Randrianjatovo, astrologue et ancien membre du Trano Kolotoraly Malagasy (Centre culturel malgache). Durant la colonisation, les Français vont même aller jusqu’à imposer le 14 juillet, fête nationale française, comme date du Nouvel An !

Mais c’est la signification et le sens donnés par les monarques au Taombaovao qui ont entraîné une évolution des pratiques, et, aujourd’hui, ce désaccord entre les spécialistes. Même la dénomination de la fête n’a cessé d’évoluer. Du roi Ralambo (1575-1610) à Andrianampoinimerina (1787-1810), on l’a appelé Alahamadibe, littéralement le Jour du roi. Ce jour était marqué par le fandroana, le bain royal pris selon des rites sacrés et lié au culte des morts. Mais avec l’arrivée du christianisme, ces rites considérés comme païens ont été abandonnés, et le nouvel an est devenu Asaramanitra, le Mois de la fragrance. Un véritable casse-tête pour les historiens et tous ceux qui ont à coeur de faire revivre cette tradition. « On va essayer de trouver au plus la date la plus proche du raisonnable et acceptée par tout le monde », promet Henri Randrianjatovo. Rendez-vous donc l’année prochaine pour un Nouvel An unanime ?

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#SolofoRanaivo

http://www.nocomment.mg/taombaovao-malagasy-au-hasard-du-calendrier/