02/09/2014

Education : les kits scolaires sont acquis

La dotation en kits scolaires fait partie des conditions nécessaires pour mettre en œuvre la campagne nationale de réinsertion scolaire des enfants dans les écoles primaires à l’approche de la rentrée. Elle sera réalisée grâce au financement du partenaire mondial pour l’éducation (Global partnership for education ou GPE) et du projet d’appui d’urgence à l’éducation pour tous (Pauet) à hauteur de 85,4 millions de dollars pour une durée de trois ans.

Le financement a été mis à la disposition du ministère de l’Education nationale, sous la supervision de la Banque mondiale. Il concerne les écoles primaires publiques des 12 régions de l’île ciblées parmi les priorités, à savoir Analamanga, Itasy, Bongo¬lava, Vakinan¬karatra, Iho¬rombe, Betsiboka, Boeny, Melaky, Sofia, Diana, Alaotra-Mangoro et Atsina¬nana dont une partie a été alloué aux kits scolaires. Par ailleurs, l’Union européenne a aussi apporté son appui financier en la matière pour couvrir près de 525.000 élèves des écoles primaires publiques des régions Anosy, Atsimo-Andrefana et des classes CP1, CP2, CE1 et CE2 pour Analanjirofo, a expliqué le spécialiste en Education, politiques et partenariats au sein de l’Unicef, Matthias Lansard.

Interrogé sur les subventions des enseignants Fram, ce responsable de préciser que c’est le Pauet qui finance le projet toujours sous la supervision de la Banque mondiale. L’Union européenne apporte sa contribution à travers le Passoba-Education dans cinq régions, la Banque mondiale dans cinq autres régions et le Men dans douze régions. Le nombre des enseignants Fram bénéficiaires de subventions est estimé à plus de 65.000 dont 45.585 se trouvent dans les 12 régions. Pour dire que l’Unicef ne s’occupe plus de la gestion des subventions des enseignants. Cette agence des Nations unies se charge de la réforme du statut de ces enseignants en misant sur la formation et le renforcement de leurs capacités pour qu’ils soient aptes d’offrir une éducation de qualité aux enfants. 

Noro Niaina

 http://www.newsmada.com/index.php/societe/47875-education--les-kits-scolaires-sont-acquis#.VABGDMV_uSe

27/08/2014

Unicef Madagascar : pour un tourisme protecteur de l’enfant

L’Unicef a participé pleinement au Salon international du Tourisme à Madagascar version 2014, au Carlton Anosy, dont la clôture a eu lieu samedi dernier. Un salon pendant lequel cette organisation onusienne pour la protection de l’enfant a tenu une conférence axée sur le thème « Comment le secteur touristique peut-il contribuer à créer un environnement protecteur de l’enfant ? ».
Trois intervenants ont participé à cette conférence, à savoir Mirana Ranarivelo de l’Unicef sur « Les principes d’affaires pour le respect des droits de l’enfant », Marie Darmayan de l’ONG ECPAT sur le « Manuel de procédures pour la lutte contre l’exploitation sexuelle des enfants à des fins commerciales » et Michaela Ranaivo de l’Unicef sur l’« Environnement protecteur de l’enfant ».

La prostitution des enfants aux fins d’activités sexuelles, un fait en vogue dans le tourisme sexuel chez certains pays en voie de développement, a également été de mise pendant cette conférence. D’où la part du secteur tourisme pour assurer un environnement protecteur de l’enfant. Un environnement que le secteur ne peut réaliser sans l’engagement des autorités nationales. Cet engagement doit se traduire par des politiques de protection sociale, des ressources budgétaires appropriées ainsi qu’une ratification des instruments internationaux.

5 droits fondamentaux

Les cinq droits fondamentaux de la convention relative aux droits de l’enfant (CDE) ont aussi été discutés pendant cette conférence. Le premier concerne le droit à l’identité. Sans ce droit, l’enfant ne peut être protégé car il n’a pas d’existence officielle. À ce premier droit suit le droit à la santé. En effet, selon l’Unicef, plus de 9 millions d’enfants de moins de cinq ans meurent dans le monde avant d’atteindre leur 5e anniversaire.
Le troisième droit est le droit à l’éducation afin de lutter contre la pauvreté et les injustices et d’augmenter ainsi la productivité du pays. Quant au quatrième droit, il s’agit du droit à la protection. Une protection contre toute forme de maltraitance, de violence et d’exploitation, y compris l’exploitation sexuelle. La traite, le travail des enfants, les pratiques traditionnelles préjudiciables comme les mariages précoces, font également partie des actes auxquels l’enfant devrait être protégé.
Et en dernier lieu, le droit à la participation. Dans une société démocratique, tous les citoyens ont le droit de participer, y compris les enfants. Il faut ainsi leur donner l’information adaptée à leur âge, les écouter, puis les associer aux prises de décision à la maison, à l’école ou dans les autres endroits similaires. À noter que ce droit à la participation est la responsabilité de tous les États qui ont ratifié la convention internationale des droits de l’enfant.

Sera R.

 http://www.newsmada.com/index.php/societe/41311-unicef-madagascar--pour-un-tourisme-protecteur-de-lenfant#.U_2uL8V_uSe

18/08/2014

Madagascar : les ménages s’endettent pour acheter de la nourriture

La pauvreté d’une bonne partie des ménages malgaches leur cause des soucis pour joindre les deux bouts. Un rapport indique qu’une grande part des familles emprunte de l’argent pour acheter de la nourriture.

 

Le rapport d’une étude de l’Institut national des statistiques (Instat) effectué au mois de mai a été décortiqué par le site moov.mg : la pauvreté est telle que certains ménages malgaches s’endettent pour leurs consommations alimentaires. Ces familles s’adressent habituellement à des amis, collègues, famille, leur employeur ou encore des banques ou institutions de microfinance.

 

D’après les résultats de l’étude, 50% des personnes interrogées ont contracté un emprunt au cours des douze derniers mois, toutes couches sociales confondues, habitant des villes comme ruraux. Seulement 3,5% d’entre elles se sont tournées vers une banque ou une autre institution financière.

Quant aux motifs principaux, les plus cités sont la santé (36%), viennent ensuite les besoins alimentaires (33%), et enfin les frais de scolarité (21%).

Au niveau de l’impact de ces emprunts, le rapport indique que seulement 22,5% ont vu leur ration alimentaire augmentée.

Concernant le taux de possession d’un compte bancaire ou des épargnes d’autre nature, le rapport montre que celui-ci est faible, 22% seulement.

Pour 9 adultes interrogés sur 10, le manque de fond constitue tout simplement le frein à la possession d’un compte bancaire. Ces personnes, possédant un compte ou non, gardent habituellement leur argent à la maison.

L’enquête fait partie d’une série mensuelle que l’Instat effectue depuis le mois de mars auprès de 2000 ménages malgaches.

 

Source : Linfo.re

04/08/2014

L’éducation préscolaire peu fréquentée

Le Plan intérimaire de l’éducation rapporte que moins de 10% des enfants de 6 ans, reçoivent une éducation préscolaire. Celle-ci est importante pour leur développement.

L’éducation préscolaire a du chemin à suivre pour conquérir la petite enfance, surtout les enfants issus des familles défavorisées. Dans son Plan intérimaire de l’éducation, le ministère de l’Éducation nationale révèle que, moins de 10% des enfants de moins de 6 ans, qui, selon le rapport EPM 2010, constituent 20% de la population, bénéficient d’une éducation préscolaire. Ses centres dont la majorité sont des établissements privés sont concentrés en ville. Ceux qui sont publics ne disposent que de deux mille cinq cent centres, alors qu’il y a environ vingt-quatre mille écoles primaires publi­ques (EPP).

PRESCOLAIRE.jpgL’insuffisance des cen­tres, des éducateurs spécialisés à la petite enfance, et surtout les frais d’inscription qui varient de 10 000 ariary à 100 000 ariary par mois, dans certains établissements privés, seraient la cause de cette faible fréquentation des centres préscolaires.

Lors d’un atelier de consul­tation nationale pour l’élaboration d’un cadre d’orientation de l’éducation préscolaire hier, Arthur Manan­jaona, Directeur de l’éducation préscolaire et de l’alpha­­- bétisation (Depa) auprès du ministère de l’Éducation, souligne que l’ouverture d’un centre préscolaire exige des normes à respecter.

Déterminant

Ce sont, entre autres, la disposition d’un bâtiment aux normes, des éducateurs spécialisés, une participation des parents, et surtout l’accompagnement de l’État et des partenaires techniques et financiers dans la fourniture des kits préscolaires pour les enfants et pour les éducateurs, d’un coin de lecture par exemple,…« La plupart des centres préscolaires naissent d’une initiative des parents. Leur existence est importante, car le préscolaire éveille le langage, l’autonomie et la motricité de l’enfant. Sachez que 70% des jeunes qui fréquentent les universités, sont passés par le niveau préscolaire », constate le Depa.

L’Unesco, dans son document de renforcement de l’encadrement de la prime enfance, de l’éducation préscolaire et de la famille, encourage l’envoi des enfants dans des centres préscolaires avant leur sixième année. « Les psychopédagogues admettent que tout se joue avant six ans. Le développement global de l’enfant à cet âge est déterminant pour sa vie future, et son cerveau dispose de potentialités qui n’attendent qu’à s’épanouir », cite le document. Un propos qui va à la fois, à l’endroit des parents et à l’État de faciliter l’accès des tout-petits à l’éducation préscolaire de qualité.

Michella Raharisoa 

Source : L’Express de Madagascar

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