24/02/2015

Le "Vodiondry", fiançailles à la malgache

Vodiondry, Fiançailles, Madagascar

Donne moi ta main, veux-tu m’épouser, oui pour la vie et jusqu’à ce que la mort nous sépare… Le mariage c’est tout simplement un mot qui a le don de faire rêver ses demoiselles et jeunes messieurs en quête du bonheur de vivre à deux. Demander la main d’une jeune femme malgache est une véritable cérémonie racontant tout une histoire passionnante de la culture traditionnelle. Saviez-vous qu’à Madagascar, la croupe de mouton « vodiondry »  joue un rôle crucial le jour des fiançailles et cela en particulier dans la tribu Merina ?A travers les âges, sa signification a évolué au point de ne devenir uniquement qu’un symbole mais dont les valeurs demeurent intactes.

Sachez messieurs que votre demande en mariage devra passer inévitablement par le consentement de sa famille à Elle. D’ailleurs, le jour faste du « fanateram-bodiondry » (Fiançailles) sera déterminé par un « Mpanandro » (sorte de devin ou shaman).

Petit feedback en arrière pour remonter au temps du Roi Ralambo, le premier à avoir goûté à la viande de bœuf. Depuis son règne,   le « vodihena »ou croupe de bœuf  est la partie réservée aux souverains, le « vodiakoho »ou croupion de poulet est un signe d’hommage attribué aux aînés etle « vodiondry » est destiné aux beaux-parents.

Le vodiondry constitue un rituel obligatoire dans la société traditionnelle malgache compte tenu du « hasina » (puissance mystique et surnaturelle équivalent à sainteté) dont il est imprégné. C’est l’occasion pour le prétendant de proclamer ses sentiments devant sa future belle famille et ainsi de leur faire part de ses promesses de mariage.

 

La tradition veut que le prétendant paré de ses plus beaux habits, escorté de ses proches parents et accompagné d’un « Mpikabary » (professionnel de l’art oratoire) se présente devant la famille de la jeune fille convoitée. Les fiançailles à la malgache se traduisent par un échange de discours particulièrement animés se déroulant dans le foyer familial de la gente damoiselle.

Vodiondry, Fiançailles, Madagascar

Le jour J devient alors le théâtre d’une joute oratoire très intense et riche en proverbes et citations hérités des « Ntaolo » (Ancêtres divinisés).Le Mpikabary porte parole du prétendant devra vanter les qualités de ce dernier afin de séduire la famille de sa dulcinée. C’est à cette dernière de rendre le verdict final. Le Mpikabary porte parole de la jeune femme tentera à chaque fois de déstabiliser son interlocuteur  en pimentant la discussion et c’est à cette occasion que tout se joue.  Bref, tout repose sur l’art de convaincre des « Mpikabary ». D’ailleurs, il n’est pas rare que certains rentrent désappointés sans leur compagne…

Durant les formalités coutumières, le jeune homme devra s’acquitter du vodiondry en offrant tout l’honneur et le respect aux parents de sa promise.De nos jours, le « vodiondry » n’est plus qu’une simple appellation symbolisée par une somme d’argent enveloppé dans un sac en soie souvent de couleur rouge. Le ou les frères de la fiancée ont eux aussi droit à ce que l’on appelle communément le « Tapimaso », un rituel au cours duquel le prétendant offre aux beaux frères une enveloppe d’argent afin de bannir tout ce qui est en rapport avec l’inceste.

 

D’habitude, la famille de la fiancée met le prétendant face à une dernière épreuve originale et insolite je dirais. C’est le moment que je préfère le plus lors des « vodiondry » ^^… Toutes les jeunes demoiselles de la famille de la jeune femme et en âge de se marier défileront devant le prétendant pour que celui-ci retienne sa promise (la bonne ^^) on entendra toute la famille chanter en cœur : « Est-ce celle là que tu veux ???? Ou celle là ??? » Et ensuite vient l’instant tant attendu : l’entrée de la fiancée accompagnée par son père. La sœur ou la cousine du prétendant offre à sa belle sœur un bouquet de fleurs à l’intérieur duquel a été soigneusement cachée la bague de fiançailles, que devra retrouverla fiancée pour marquer son intégration dans la famille.

Vodiondry, Fiançailles, Madagascar

Vodiondry, Fiançailles, Madagascar

Les deux tourtereaux  procèdent ensuite à l’échange de « Lamba Landy » (Echarpe en soie)tout en  prononçant leur vœu de bonheur et d’amour éternel devant toute l’assemblée qui leur présente  vœux et bénédictions.

Vodiondry, Fiançailles, Madagascar

Le déjeuner clôture la cérémonie, et les « futurs mariés »n’ont  droit qu'à une seule cuillère en corne noire pour illustrer un amour bercé par une union forte et qui durera pour l’éternité. Le gâteau de fiançailles était à l’origine un mélange de riz, de lait et de miel pour exprimer la douceur de la future  vie commune des fiancés.

Vodiondry, Fiançailles, Madagascar

Au fils des années, chaque famille semble inventer ses propres normes, ainsi les usages varient et ne cessent de changer… Et vous, quel regard portez-vous sur les fiançailles à la malgache : le « vodiondry » ?

 

 Faniry Ny Aina RANDRIAN

Community Manager de Grandir Aventure

 

http://www.grandiraventure.com/

17/02/2015

Avec Claudine Civil, notre chef d’orchestre du pôle Communication Marketing

Claudine Civil,Grandir Aventure,Grandir Ailleurs

Bonjour Claudine Civil, avant toute chose, pouvez vous nous parler de vous?

·         J’ai 24 ans et j’habite à Noisy-le-Grand. Après avoir obtenu mon bac en 2008, j’ai fait des études en commerce international puis en marketing communication.

Durant mon BTS Commerce International, j’ai eu l’occasion de faire un stage de 3 mois à Barcelone pour avoir une vision plus globale du domaine de l’import-export.

Mon bac+3 en poche, je suis directement entrée dans le marché du travail en obtenant le poste de responsable marketing communication dans une start-up spécialisée dans les transports.

Je suis aussi passionnée de voyages donc dès que j’en ai l’occasion, je prends ma valise et part pour la première destination qui me vient à l’esprit.

Quel poste occupez-vous chez Grandir à ?

·         J’occupe le poste de responsable marketing communication.

Qu'est ce qui vous a principalement motivé à rejoindre l’association ?

·         Je voulais travailler dans un domaine complètement différent que la recherche de profit pure et dure. Ayant déjà fait une mission humanitaire en Haïti, le secteur associatif m’a beaucoup intéressé.

Du coup, mixer mes compétences en marketing et communication tout en aidant une association, c’est juste génial.

Quel regard portez-vous sur l’association Grandir à Antsirabe ?

·         C’est une association qui apporte énormément humainement. Il y a un champ de possibilité énorme ce qui rend l’association d’autant plus intéressante.

En tant que chef d’orchestre du pôle Communication, quel plan d’action comptez-vous mettre en œuvre cette année ? Selon vous quelle est la recette pour exceller ?

·         Augmenter la notoriété de Grandir Ailleurs ! L’association n’est pas encore assez connue du grand public et même des professionnels. Le but est que quand une personne pense à Madagascar, elle pense directement à Grandir Ailleurs. Il n’y a pas de secret, il faut juste énormément communiquer et le tour est joué !

Dans les concepts de valeurs d’échange, de partage et de solidarité, quels étaient  les moments forts et coup de cœur qui ont su retenir votre attention ?

Grandir Aventure, Grandir Ailleurs

·         Les moments forts qui ont retenu mon attention ont été durant mon séjour en Thaïlande avec un groupe de jeunes via Grandir Aventure. Nous avons vécus des moments intenses où nous sommes passés du rire aux larmes. C’était juste génial !

Grandir Aventure

Parlez-nous à présent de votre mission chez Grandir Aventure…

·         Ma mission chez Grandir Aventure est de marketer et  communiquer sur nos séjours solidaires. Faire en sorte que nous soyons la référence du tourisme solidaire.

 On dit que « Voyager ajoute à sa vie », quelle ont été vos meilleures expériences en rapport avec le tourisme équitable et solidaire ?

·         La meilleure expérience est mon séjour au camp des éléphants en Thaïlande. Pendant 3 jours, nous nous sommes occupés des éléphants: les nourrir, les laver, les chouchouter, etc. Ce n’est pas le genre d’expérience qu’on a l’occasion de faire 50 fois dans sa vie.

 Si vous ne deviez retenir qu’un lieu et qu’un moment parmi tous vos voyages…

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Question difficile ! Sachant qu’il y a pleins de critères différents qui rentrent en compte… Je dirais la Thaïlande ! D’ailleurs j’y retourne dans 2 semaines ;-)

Comment résumeriez-vous Grandir Aventure et Grandir Ailleurs ?

Des associations humainement géniales. 

 

Interview réalisée par

Faniry Ny Aina RANDRIAN

Community Manager de Grandir Aventure

http://www.grandiraventure.com/

 

 

 

 

11/02/2015

"Merci Grandir à...."-RANDRIANANTENAINA Tantely François

 

Grandir à Antsirabe

RANDRIANANTENAINA Tantely François dit Tantely a rejoint la famille de Grandir à en 2010, aujourd’hui, il est âgé de 17ans et étudie au CEG Soamalaza en classe de 4ème.

«…Grandir à Antsirabe m’a ouvert les portes d’un avenir meilleur, et quand j’y pense, je ressens en moi un sentiment de « grande reconnaissance »  puisque sans Grandir à, je ne serais pas comme je suis aujourd’hui. 

Grandir à

 

 J’ai eu la grande chance de bénéficier du soutien de chacun de nos éducateurs à l’internat qui sont particulièrement attentifs à ce que je fais. Et quand j’ai un problème, je peux ouvertement en discuter avec eux. Ils me conseillent et m’explique ce que je dois faire dans telle ou telle circonstance.

En tant que jeune, je suis souvent face à des épreuves mais je trouve à chaque fois une solution et cela grâce à mes grands frères et grandes sœurs de l’internat (nos éducateurs) ! Oui, ils ne sont plus de simples éducateurs à mes yeux, ce sont de véritables « Zoky »  et je ne me lasse jamais d’eux, et c’est peut-être la raison pour laquelle ma vraie famille ne me manque pas trop souvent ^^

Grandir à

 Je voudrais me concentrer à fond sur mes études !!  Je suis conscient que pour réussir dans la vie, il faut faire le maximum d’efforts…

Ce qui me passionne le plus parmi toutes nos activités, c’est faire de l’informatique, des étudiants de l’ASSJA (une université locale) viennent de temps  en temps nous donner des cours.

Mon but ? Devenir Électricien.

 

Propos recueillis par

Faniry Ny Aina RANDRIAN

Community Manager de Grandir Aventure

http://www.grandiraventure.com/

 

 

06/02/2015

Madagascar : des dizaines de milliers de personnes en "difficulté alimentaire"

Madagascar

Des dizaines de milliers de personnes sont "en difficulté alimentaire" en raison de la sécheresse qui sévit depuis novembre dans le sud de Madagascar, ont indiqué mercredi les autorités malgaches.

Les autorités ont également évoqué le possible décès d’une centaine de personnes à cause de la famine mais elles ont précisé que ce bilan devait encore faire l’objet de vérifications.

"Selon les informations en provenance des districts dans les régions Androy, Anosy et Sud Ouest, plusieurs dizaines de milliers de personnes se trouveraient actuellement en difficulté alimentaire", a indiqué le bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC).

Le communiqué du BNGRC mentionne également 103 décès mais, selon Ludovic Christian Lomotsy, secrétaire exécutif du BNGRC, ce bilan nécessite une enquête plus approfondie.

"Les chiffres que nous avons proviennent des chefs de districts et de fokontany (quartiers), c’est là notre problème. Mais avec le PAM (Programme alimentaire mondial) et tout le système des Nations Unies, nous sommes en train d’enquêter et de vérifier", a-t-il dit.

Le BNGRC a dépêché des équipes sur place pour évaluer la situation.

Une autre source, le député Jean Daniel, a pour sa part fait état de 98 morts pour sa seule circonscription de Bekily.

Selon M. Daniel, cité par le site d’information Madagascar Tribune, il y a déjà eu une centaine de morts de faim et de soif depuis le début de l’année et 3.000 déplacés dans sa circonscription.

"J’étais à Bekily la semaine dernière (...) et les gens m’ont dit que la sécheresse a commencé au courant du mois de novembre. Il n’y a pas de précision sur la date des premiers décès", a précisé à l’AFP Ludovic Christian Lomotsy.

En octobre, l’agence des Nations Unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO) avait tiré la sonnette d’alarme, alertant sur une période de soudure difficile à venir dans le sud et le sud-est entre octobre et mars.

En plus de la sécheresse, jusqu’à 40% des cultures dans le sud sont menacées par les criquets, selon la FAO.

"Plus des trois quarts de la population dans les régions de l’Atsimo-Andrefana et de l’Androy (sud-ouest et sud de l’île, respectivement) sont confrontées à l’insécurité alimentaire qui s’est aggravée par rapport à l’année précédente car la production de maïs et de manioc a fortement diminué alors que la production de riz est inférieure à la normale", selon la FAO.

La majorité de la population malgache (93% selon le Fonds monétaire international) vit dans la pauvreté, avec moins de deux dollars par jour.

http://www.clicanoo.re/460261-madagascar-des-dizaines-de-milliers-de-personnes-en-difficulte-alimentaire-dans-le-sud.html