20/03/2015

Que diriez-vous de faire plus ample connaissance avec la souriante Nana ?

Grandir Ailleurs, Antsirabe, Madagascar

IONIHARIMANANA Avotriniaina Nana Moïsa, aujourd’hui âgée de 19 ans a rejoint en 2009 la belle famille Grandir à Antsirabe. Une jeune demoiselle qui respire la joie de vivre et qui la partage autour d’elle….

« Je suis Nana, j’ai 19 ans et je suis en classe de troisième au CEG Soamalaza. Mes frères et sœurs de Grandir à disent que j’ai un grand sens de l’humour, et c’est vrai parce que je ne peux pas m’empêcher de plaisanter de temps en temps^^

Je tiens à remercier tous nos Zoky de Grandir à de prendre soin de nous et nous initier à la vraie vie !! Et tout particulièrement Zoky Prisca et Monsieur Maihavy ^^ d’être principalement à mon écoute. Merci pour tout ^^

Grandir Ailleurs, Antsirabe, Madagascar

J’adore jouer au foot… Surtout quand je marque un but ^^ ce moment précis où je me sens vraiment à la hauteur ! J’aime jouer à des jeux auxquels ce sont les garçons qui y jouent le plus d’habitude. Peut-être pour prouver que je suis capable même en étant une fille ^^

Grandir Ailleurs, Antsirabe, Madagascar

Mon rêve c’est de devenir une chef cuisinière ^^ j’ai une passion pour l’art culinaire et la gastronomie. »

 

Propos recueillis par

FaniryNyAina RANDRIAN

Community Manager de Grandir Aventure

 

http://www.grandiraventure.com/

17/03/2015

Taombaovao malagasy : Au hasard du calendrier !

Chaque année, on assiste à au moins trois fêtes du « Taombaovao malagasy » (Nouvel An malgache). 
Et pour cause, les gardiens de la tradition n’arrivent pas à se mettre d’accord sur la date de sa célébration. 
Une chose est sûre, il ne tombe pas un 14 juillet comme ce fut un temps imposé par l’administration française… 

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Relégué aux oubliettes pendant toute la Colonisation et une bonne partie de l’Indépendance, le Nouvel An malgache se fête à nouveau et au grand jour depuis 2007. Calculé sur l’ancien calendrier lunaire, le Taombaovao tourne généralement autour du 21 mars, et c’est l’occasion de grandes fêtes et de manifestations. Le seul hic est que les gardiens de la tradition ne sont pas unanimes sur cette date et selon les courants auxquels ils appartiennent organisent les célébrations comme bon leur semble. Conséquence, nous avons jusqu’à trois Nouvel An dans l’année ! Pourquoi cette surabondance de Taombaovao ? Il faut savoir qu’avant la Colonisation, chacune des ethnies malgaches avait son propre calendrier.

Ce n’est que sous le règne de Radama II (1861-1863) que les Malgaches ont commencé à avoir le même calendrier de référence, l’alimanaka, ce qui ne les empêche pas d’avoir des Nouvel An différents… « En fait, la date changeait en fonction du monarque, surtout depuis les trois Ranavalona qui ont fait coïncider le jour de l’an avec leur anniversaire. Du temps de Ranavalona III (1883-1897), on célébrait donc le Taombaovao malagasy le 22 novembre. Ses descendants et fidèles perpétuent jusqu’à aujourd’hui cette tradition », explique Henri Randrianjatovo, astrologue et ancien membre du Trano Kolotoraly Malagasy (Centre culturel malgache). Durant la colonisation, les Français vont même aller jusqu’à imposer le 14 juillet, fête nationale française, comme date du Nouvel An !

Mais c’est la signification et le sens donnés par les monarques au Taombaovao qui ont entraîné une évolution des pratiques, et, aujourd’hui, ce désaccord entre les spécialistes. Même la dénomination de la fête n’a cessé d’évoluer. Du roi Ralambo (1575-1610) à Andrianampoinimerina (1787-1810), on l’a appelé Alahamadibe, littéralement le Jour du roi. Ce jour était marqué par le fandroana, le bain royal pris selon des rites sacrés et lié au culte des morts. Mais avec l’arrivée du christianisme, ces rites considérés comme païens ont été abandonnés, et le nouvel an est devenu Asaramanitra, le Mois de la fragrance. Un véritable casse-tête pour les historiens et tous ceux qui ont à coeur de faire revivre cette tradition. « On va essayer de trouver au plus la date la plus proche du raisonnable et acceptée par tout le monde », promet Henri Randrianjatovo. Rendez-vous donc l’année prochaine pour un Nouvel An unanime ?

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#SolofoRanaivo

http://www.nocomment.mg/taombaovao-malagasy-au-hasard-du-calendrier/

10/03/2015

Pauline, coordinatrice de l'OSCAPE (Organisation de la Société Civile d'Antsirabe Pour l'Enfance)

 

Grandir Ailleurs, Antsirabe

Bonjour Pauline, une petite présentation ?

J'ai 22 ans et je suis originaire de la région parisienne. Après des études en coordination de projets, un service civique et des petits boulots me voilà à Madagascar (ville d'Antsirabe) depuis octobre 2014. Je suis portée par les voyages, par les nouvelles rencontres et les nouvelles expériences: Madagascar est un terrain de jeu idéal pour moi !

Ravie de faire votre connaissance… Quelle est votre  mission au sein de Grandir à ?

Grandir à est une des associations porteuses de l'OSCAPE (Organisation de la Société Civile d'Antsirabe Pour l'Enfance). Je suis coordinatrice de cet organisme. Il s'agit d'une plateforme d'associations tentant de réunir de près ou de loin tous les acteurs d'Antsirabe œuvrant pour l'enfance afin de renforcer les capacités de la société civile.

Que pensez-vous de l’ambiance au sein de l’internat ?

Grandir Ailleurs, Antsirabe

J'adore l'ambiance de l'internat ! J'aime beaucoup y passer du temps avec les jeunes et l'équipe éducative qui sont tous supers ! L'internat de Grandir à, c'est une grande famille. Il y a beaucoup de rires, beaucoup d'amitié, de la joie, des petites disputes de temps en temps, c'est ça aussi une famille.

Quelles sont les questions que les jeunes  peuvent se poser le plus souvent?

La question que tout jeune se pose "Qu'est-ce que je vais faire de ma vie ?". Question compliquée... qu'on soit jeune ou non c'est une question qui, je pense, nous suit toute notre vie.

A quel genre de difficultés faites-vous face dans le quotidien de votre métier?

En gérant un organisme de plusieurs associations, le plus compliqué c'est l'implication de chacun. Il faut du temps pour que les gens se sentent acteurs et porteurs du projet. Il faut aussi faire face aux sensibilités et aux manières de travailler de chacun. Madagascar, le pays du "moramora" où les choses se passent dans le calme et en harmonie, m'apprend à me poser et prendre les choses comme elles viennent.

Agir dans le social exige forcément d’aimer coopérer avec les jeunes, être au maximum à leur écoute…Comment gérez-vous cela ?

Grandir Ailleurs, Antsirabe

"C'est beau, c'est frais, c'est transparent, un enfant. C'est par lui que nous viennent les plus grandes leçons de la vie." -Eve Belisle. Il n'est pas question de gestion. Il faut prendre le jeune comme il est, avancer avec lui, être à son écoute, le comprendre. Avec les jeunes de l'internat par exemple j'essaie de créer une relation de confiance et leur montrer que eux peuvent autant nous apporter que nous en tant que personne et équipe éducative. Il faut voir l'individu en tant que tel, ne pas lui mettre d'étiquettes.

 Voir  l’évolution des jeunes, les voir réussir, et se préparer à un métier… Cela semble tout à fait réjouissant… Quels sont selon vous les points clés sur lesquels l’association devra appuyer pour atteindre l’objectif de la réinsertion sociale de ces jeunes malagasy ?

Oui c'est sûr que les voir grandir et les voir heureux est la plus grande joie que m'apporte Grandir à ! Comme je l'ai dit dans la question précédente, pour atteindre l'objectif de la réinsertion socioprofessionnelle il faut un climat d'écoute et de confiance. Il faut que le jeune se sente considéré. L'équipe éducative fait des projets individualisés avec chaque jeune accompagné, il y a un suivi qui est mis en place. Ces valeurs et ces outils sont nécessaires pour atteindre l'objectif de l'association. Grâce à notre super équipe éducative, les jeunes se sentent acteurs de leurs vies. C'est pour moi un objectif bien atteint.

Pour résumer, quelles sont vos impressions générales par rapport à Grandir à ?

Grandir à c'est l'histoire d'une grande famille qui avance ensemble...

 

Interview réalisée par

Faniry Ny Aina RANDRIAN

Community Manager de Grandir Aventure

http://www.grandiraventure.com/

 

 

 

05/03/2015

Pierre Koval, notre spécialiste Madagascar et photographe d'exception

Bonjour Pierre Koval,  on voudrait en savoir un peu plus sur vous, nous feriez-vous cet honneur ?

Avec plaisir, Pierre, 30ans , Belge, responsable du pôle économique et social de Grandir à Madagascar et guide chauffeur pour Grandir Aventure

Photographe et toujours à la recherche d’émotions,  quel métier passionnant… Comment s’est déclenchée votre passion pour la photographie ?

Je ne me prétends pas photographe, je suis surtout passionné d’images et nature et j’essaye de saisir au mieux ce que je vois en photo et imagine en vidéo. Je suis rentré une fois d’un voyage à Madagascar en ayant pris des photos  avec un simple appareil et lorsque je les ai regardé  sur mon ordinateur, j’ai trouvé mes photos fades et sans profondeur, j’ai alors décidé de m’acheter un reflex pro et je suis reparti ensuite à Madagascar recommencé mes clichés.

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Vous êtes à Madagascar depuis combien de temps maintenant ?

Dans ma tête depuis 1995, officieusement depuis fin 2012, officiellement pour l’état belge depuis 2014.

D’où vous est venue l’envie d’explorer le pays du « Moramora » ? Quelles ont été vos premières impressions une fois vos valises posées sur l’Île ?

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Mon premier voyage date de 1995, avec mes parents et ma sœur , une aventure d’un mois et demi, en ayant rien réservé et préparé, à part le sac à dos et le billet d’avion. Notre première nuit dans ce pays s’est déroulée dans un hôtel assez glauque. Il paraît que ma sœur et moi avons dormi sur les valises en « position fétus ». La première ballade dans Tana a été une véritable claque. Je me rappelle des enfants fouillant dans les poubelles pour trouver à manger.  Les voir  dans les poubelles était déjà choquant, mais c’est surtout, leur sourire qui trahissait une forme de bonheur et montrait aussi que cet acte pour se nourrir était leur quotidien, leur normalité à eux.

Pour un enfant de 10Ans occidental, ça ne l’était pas.
Ensuite nous sommes partis à la découverte de l’île de Tana à Fort Dauphin en 4X4, pendant un mois, et ensuite deux semaines à Nosy bé en avion. Ce fut la deuxième claque, mais dans le bon sens. La nature, les malgaches et les paysages différents rencontrés. Chaque jour, nous faisions des découvertes différentes, on découvrait un autre monde, encore aujourd’hui, je pense que c’est l’expérience la plus intense de ma vie.

Vous êtes le Spécialiste Madagascar de Grandir Aventure, qu’est ce qui a le plus retenu votre attention  au cours de votre mission?

Partir en famille à Madagascar
Madagascar

La diversité des choses à voir et à faire. Chaque région de ce pays est différente et à ses particularités. Un de mes clients avec qui j’ai voyagé m’a dit dernièrement en arrivant à Diego ,dans le nord de l’ile, qu’il avait l’impression de changer de pays .

Avez-vous un coup de cœur spécial que vous mettrez en favoris parmi toutes les choses que la Grande Île a à offrir ?

Bien que Nosy Bé possède une mauvaise réputation grâce à TF1 et aux comportements de certains vacanciers, je reste attaché à cette île et toutes ces iles voisines. Je m’y suis rendu la première fois en 1995 et ensuite en 2011. Je m’y suis fait des amis avec qui je passe des moments d’enfer quand j’ y vais. Et la nature des iles des environs est à couper le souffle…

Quel regard portez-vous sur le thème du « voyage équitable et solidaire» ?Du coup, comment fonctionnez-vous dans le quotidien de tes voyages ?

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Je négocie beaucoup, que ce soit les excursions ou les transports, pas pour sous payer ou avoir le meilleur prix, mais payer le prix juste et  éviter une inflation général que les malgaches ne pourraient pas surmonter. Si le bateau ou la traversée coute tel prix, je ferais tout pour l’obtenir, car sinon, le prix augmentera et ensuite certains malgaches ne sauront plus se payer la traversée ou le transport pour rentrer chez eux. Je traite le moins possible avec les vazahas aussi, je vais dans les hotels malgaches, restaurants malgaches et j’organise mes excursions avec eux aussi Je respecte aussi les croyances et les coutumes de chacun, même si je me sens chez moi, je n’oublie pas que je n’y suis pas.

Quels sont vos projets pour cette nouvelle année ?

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En 2014, j’ai collecté pas mal de vidéos de la grande île au cours de mes voyages, je compte les valoriser au maximum pour l’agence et donner au maximum de gens l’envie de venir. Je vais former un collègue pour partir comme chauffeur-guide à ma place aussi, car j’ai une demoiselle à la maison qui supporte moyennement mon absence, surtout pour de longues périodes et puis j’estime que c’est à  lui à faire découvrir son pays pas à moi le vazaha, bien que j’adore ça.

Votre mission s’étend également dans le domaine social et cela en relation avec Grandir à Antsirabe, comment se déroule la vie associative au sein de l’internat ?

Beaucoup sans moi, je dois l’avouer… Je suis souvent parti, donc je passe peu de temps à mon grand regret avec eux… Mais je suis toujours heureux de passer là bas et de passer un moment avec eux.

…Et les jeunes, que constatez-vous par rapport à leur évolution ?

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En deux ans et demi, ils ont grandi et certains sont partis pour voler de leurs propres ailes et ça s’est beau., ça veut dire que l’objectif est atteint, qu’ils ont suffisamment grandi avec nous pour continuer à grandir ailleurs…

Si vous deviez résumer Grandir Aventure…

Une aventure qui dure depuis deux ans et demi et qui j’espère durera encore longtemps.

 

Interview réalisée par

Faniry Ny Aina RANDRIAN

Community Manager de Grandir Aventure

http://www.grandiraventure.com/