17/09/2014

Madagascar : taux de mortalité maternelle de 478 pour 100 000 naissances vivantes

taux de mortalité maternelle - madagascar

crédits SIPA

 
Le budget nécessaire pour la mise en œuvre du Plan de travail annuel de la santé de la reproduction 2014 du ministère de la Santé malgache s’élève à un peu plus de 6 millions d’euros, sachant que le taux de mortalité maternelle au pays est de 478 pour 100 000 naissances vivantes.

Pour 2014, le ministère de la santé malgache travaille de concert avec le fonds des Nations unies pour la population (Fnuap) pour la mise en œuvre du Plan de travail annuel de la santé de la reproduction 2014 (PTA/SR 2014). La réalisation de ce plan nécessite un montant de 8 322 032 de dollars, un peu plus de 6 millions d’euros, rapporte le site newsmada.com.

Les stratégies du ministère de la santé malgache s’inspirent du cadre tracé par le plan cadre des Nations unies pour le développement (PCAD) qui comprend le renforcement du système logistique et l’approvisionnement en produits de la santé de la reproduction (SR), la disponibilité et l’offre de soins et services intégrés de SR de qualité, y compris la prise en charge des violences sexuelles basées sur le genre et les services pour les jeunes.

L’accent sera également mis sur la mobilisation sociale et les activités de sensibilisation autour des questions clés de la santé reproductive, vu l’ampleur des problèmes liés à la santé sexuelle et reproductive dans le pays. La mise en œuvre de ce plan ne peut se faire sans la participation des leaders traditionnels et les agents de santé communautaires y compris les matrones.

Chaque année, des centaines femmes continuent de mourir en couches à Madagascar, si l’objectif fixé par le pays est de 165 pour 100 000 naissances vivantes. Selon l’enquête des Objectifs du millénaire pour le développement 2012/2013 (Ensomd), les indicateurs de la santé maternelle sont presque stationnaires, avec un taux de mortalité maternelle reste à 478 pour 100 000 naissances vivantes. Le taux d’utilisation de la contraception moderne chez les femmes en union est de 33 % et seules 44% des femmes malgaches sont assistées par un personnel de santé qualifié lors de leur accouchement.

 

http://www.linfo.re/ocean-indien/madagascar/650291-madagascar-taux-de-mortalite-maternelle-de-478-pour-100-000-naissances-vivantes

10:12 Publié dans Santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : santé, madagascar

10/09/2014

MEN : Une convention pour améliorer le secteur éducatif

 

Le ministre Paul Rabary lors du lancement de la convention hier, à l’hôtel Colbert. (Photo Yvon)

Le ministre Paul Rabary lors du lancement de la convention hier, à l’hôtel Colbert. (Photo Yvon)

Une convention nationale pour l’éducation sera organisée les 8, 9 et 10 octobre au CCI Ivato. Une convention visant à éplucher le secteur de l’enseignement à Madagascar afin de sortir un plan sectoriel de développement visant à améliorer le secteur éducatif à Madagascar.

Une éducation de qualité pour de meilleurs élèves, et donc un meilleur futur pour Madagascar. L’éducation est effectivement à la base de tout développement. Encore faut-il qu’il y ait une volonté politique effective pour y arriver. Car pour l’heure, le secteur de l’éducation souffre énormément. Et les grèves des enseignants Fram ne sont qu’un iceberg qui cache tout un malaise. Avec un budget déjà très insuffisant, continuellement revu à la baisse chaque année, le ministère de l’Education nationale essaie de garder la tête hors de l’eau pour atteindre ses objectifs, même si les statistiques ne révèlent guère de bonnes nouvelles. Car le taux d’achèvement scolaire en primaire est encore très faible : 69%, soit près de 7 élèves sur 10 qui accèdent au collège. La déperdition scolaire est importante, 1 400 000 enfants ont abandonné les routes de l’école, ou n’ont tout simplement pas été inscrits alors qu’ils devraient l’être. L’absence de préscolaire pour la plupart recule l’âge d’entrée à l’école, en moyenne à l’âge de 6 ans, voire jusqu’à 11 ans, alors que le taux de redoublement est très élevé, il est de 120%.

Convention nationale. L’insuffisance de budget au niveau du ministère, la pauvreté des parents, le manque de matériels nécessaires pour un enseignement de qualité, le manque d’infrastructures, mais aussi la dégradation de la qualité de l’enseignement… sont autant d’obstacles qui empêchent la bonne marche de l’éducation à Madagascar. C’est la raison pour laquelle le ministère de l’Education nationale, le ministère de l’Enseignement supérieur et scientifique ainsi que le ministère de l’Enseignement technique se joignent pour organiser la convention nationale de l’éducation les 8, 9 et 10 octobre prochain au CCI Ivato. Une convention nationale qui verra la participation de toutes les parties prenantes concernées dans le domaine de l’éducation. Une concertation qui permettra de sortir un plan sectoriel de développement, afin d’améliorer l’enseignement à Madagascar.

Anjara Rasoanaivo

http://www.midi-madagasikara.mg/societe/2014/09/06/men-convention-ameliorer-secteur-educatif/

02/09/2014

Education : les kits scolaires sont acquis

La dotation en kits scolaires fait partie des conditions nécessaires pour mettre en œuvre la campagne nationale de réinsertion scolaire des enfants dans les écoles primaires à l’approche de la rentrée. Elle sera réalisée grâce au financement du partenaire mondial pour l’éducation (Global partnership for education ou GPE) et du projet d’appui d’urgence à l’éducation pour tous (Pauet) à hauteur de 85,4 millions de dollars pour une durée de trois ans.

Le financement a été mis à la disposition du ministère de l’Education nationale, sous la supervision de la Banque mondiale. Il concerne les écoles primaires publiques des 12 régions de l’île ciblées parmi les priorités, à savoir Analamanga, Itasy, Bongo¬lava, Vakinan¬karatra, Iho¬rombe, Betsiboka, Boeny, Melaky, Sofia, Diana, Alaotra-Mangoro et Atsina¬nana dont une partie a été alloué aux kits scolaires. Par ailleurs, l’Union européenne a aussi apporté son appui financier en la matière pour couvrir près de 525.000 élèves des écoles primaires publiques des régions Anosy, Atsimo-Andrefana et des classes CP1, CP2, CE1 et CE2 pour Analanjirofo, a expliqué le spécialiste en Education, politiques et partenariats au sein de l’Unicef, Matthias Lansard.

Interrogé sur les subventions des enseignants Fram, ce responsable de préciser que c’est le Pauet qui finance le projet toujours sous la supervision de la Banque mondiale. L’Union européenne apporte sa contribution à travers le Passoba-Education dans cinq régions, la Banque mondiale dans cinq autres régions et le Men dans douze régions. Le nombre des enseignants Fram bénéficiaires de subventions est estimé à plus de 65.000 dont 45.585 se trouvent dans les 12 régions. Pour dire que l’Unicef ne s’occupe plus de la gestion des subventions des enseignants. Cette agence des Nations unies se charge de la réforme du statut de ces enseignants en misant sur la formation et le renforcement de leurs capacités pour qu’ils soient aptes d’offrir une éducation de qualité aux enfants. 

Noro Niaina

 http://www.newsmada.com/index.php/societe/47875-education--les-kits-scolaires-sont-acquis#.VABGDMV_uSe

27/08/2014

Unicef Madagascar : pour un tourisme protecteur de l’enfant

L’Unicef a participé pleinement au Salon international du Tourisme à Madagascar version 2014, au Carlton Anosy, dont la clôture a eu lieu samedi dernier. Un salon pendant lequel cette organisation onusienne pour la protection de l’enfant a tenu une conférence axée sur le thème « Comment le secteur touristique peut-il contribuer à créer un environnement protecteur de l’enfant ? ».
Trois intervenants ont participé à cette conférence, à savoir Mirana Ranarivelo de l’Unicef sur « Les principes d’affaires pour le respect des droits de l’enfant », Marie Darmayan de l’ONG ECPAT sur le « Manuel de procédures pour la lutte contre l’exploitation sexuelle des enfants à des fins commerciales » et Michaela Ranaivo de l’Unicef sur l’« Environnement protecteur de l’enfant ».

La prostitution des enfants aux fins d’activités sexuelles, un fait en vogue dans le tourisme sexuel chez certains pays en voie de développement, a également été de mise pendant cette conférence. D’où la part du secteur tourisme pour assurer un environnement protecteur de l’enfant. Un environnement que le secteur ne peut réaliser sans l’engagement des autorités nationales. Cet engagement doit se traduire par des politiques de protection sociale, des ressources budgétaires appropriées ainsi qu’une ratification des instruments internationaux.

5 droits fondamentaux

Les cinq droits fondamentaux de la convention relative aux droits de l’enfant (CDE) ont aussi été discutés pendant cette conférence. Le premier concerne le droit à l’identité. Sans ce droit, l’enfant ne peut être protégé car il n’a pas d’existence officielle. À ce premier droit suit le droit à la santé. En effet, selon l’Unicef, plus de 9 millions d’enfants de moins de cinq ans meurent dans le monde avant d’atteindre leur 5e anniversaire.
Le troisième droit est le droit à l’éducation afin de lutter contre la pauvreté et les injustices et d’augmenter ainsi la productivité du pays. Quant au quatrième droit, il s’agit du droit à la protection. Une protection contre toute forme de maltraitance, de violence et d’exploitation, y compris l’exploitation sexuelle. La traite, le travail des enfants, les pratiques traditionnelles préjudiciables comme les mariages précoces, font également partie des actes auxquels l’enfant devrait être protégé.
Et en dernier lieu, le droit à la participation. Dans une société démocratique, tous les citoyens ont le droit de participer, y compris les enfants. Il faut ainsi leur donner l’information adaptée à leur âge, les écouter, puis les associer aux prises de décision à la maison, à l’école ou dans les autres endroits similaires. À noter que ce droit à la participation est la responsabilité de tous les États qui ont ratifié la convention internationale des droits de l’enfant.

Sera R.

 http://www.newsmada.com/index.php/societe/41311-unicef-madagascar--pour-un-tourisme-protecteur-de-lenfant#.U_2uL8V_uSe